La perfection n'est pas mère
Pensées et réflexions autour de la parentalité (oui, encore)
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Bonjour,
Cette semaine j’ai fêté mon anniversaire, trente-sept ans et toujours une forme d’incrédulité quand je songe à cet âge - je n’avais jamais imaginé avoir 37 ans, pas parce que je ne m’imaginais pas vivre jusque là (voyons), mais parce que je crois qu’on imagine très souvent comment sera la vie durant sa vingtaine (quand on est ado, et qu’on rêve de liberté) mais jamais exactement comment ça sera après, sans doute parce que life happens, et qu’on a pas le temps d’intellectualiser (autant) les années qui passent.
Le même jour, on a fêté les neuf mois de mon fils (déjà). Il aura donc officiellement passé autant de temps1 sur la terre ferme que dans mon utérus, faisant de facto de moi une mère depuis à peu près dix-huit mois. C’est si long et si court à la fois !2
Et spoiler alert : la parentalité, c’est difficile. Mais c’est aussi une expérience merveilleuse, de voir une petite personne (que j’ai fabriquée de A à Z, un fait qui ne cesse de m’étonner et je crois, de me faire ressentir une certaine fierté) changer et évoluer doucement, rire quand on la chatouille, nous sourire et chercher dans notre regard notre attention, etc.
Je le dis, parce que je n’aimerais pas qu’on croie que je ne retiens que ce qui est difficile de cette expérience, tout comme je n’aimerais pas qu’on ne retienne que c’est uniquement merveilleux et épanouissant. En réalité, je trouve ça difficile de composer avec tous ces contrastes et je crois que c’est une question de caractère - j’ai souvent des difficultés à accepter que certaines choses peuvent être à la fois plaisantes et déplaisantes… j’y travaille, parce que voir les choses en noir et blanc je ne suis pas sûre que ce soit très pertinent.
Et puis j’ai été piquée par quelque chose que j’ai lu sur Instagram récemment, qu’on avait perdu le goût de l’effort qui a du sens, qu’on serait devenus un peu paresseux, réticents aux renoncements temporaires aussi… C’est peut-être à peu près au même moment que j’ai lu la newsletter de Pauline, une édition qui parlait de frictions et qui disait que la parentalité était une friction constante (pour elle en tout cas, mais je suis certaine qu’elle n’est pas la seule).
Accompagner et subvenir aux besoins de son enfant rentre souvent en conflit avec nos propres besoins ou envies, c’est un fait. Quand mon bébé pleure et ne veut pas s’endormir aussi vite que je l’aimerais, selon les journées, mon humeur, ma fatigue et ma patience, mes réactions peuvent changer du tout au tout. Là encore, Pauline a posé une question qui me traverse souvent : “(…) puisqu’il n’est de toute façon pas possible de ne pas dominer un enfant dont on est responsable, comment on choisit d’exercer cette domination ?”.
Je ne cesse de m’en vouloir pour toutes les fois où ma patience a disparu, où je n’ai pas su accompagner mon enfant avec autant de douceur que je l’aurais voulu et où, en somme, je n’ai pas su être la mère parfaite. Et nous y voilà : parlons donc de la perfection impossible à atteindre et qui, pourtant, semble être implicitement attendue quand on devient parent et plus particulièrement mère.
Ça commence dès la grossesse en réalité, qu’il s’agit de traverser avec grâce (mais je ne m’étendrai pas forcément sur cette période3) puis avec l’accouchement, qu’on devrait vivre en se sentant puissantes (personnellement je ne me suis pas sentie très puissante, plutôt sidérée par l’intensité de la douleur, mais passons) et que, s’il ne se passe pas exactement comme prévu, on aura peut-être l’impression d’avoir raté…
Et puis ça continue une fois le bébé arrivé, avec le sommeil4, l’alimentation, la motricité et j’en passe. Vous allez me dire que je devrais sans doute arrêter d’aller sur Instagram, car c’est en y voyant un bébé de quatre mois maîtriser le retournement que je me suis mise à être anxieuse au sujet du développement psychomoteur de mon bébé (qui a maîtrisé le retournement à plus de six mois) et vous auriez peut-être raison.
Mais au delà des réseaux sociaux (puissantes machines à lancer le jeu de la comparaison, où l’on ne ressort jamais vainqueur), être parent aujourd’hui c’est être bombardé d’informations (souvent contradictoires) de toutes part, à travers des livres, des émissions de télé, des applications, les conseils plus ou moins avisés de l’entourage, des professionnels de santé, tout en étant enjoint, tout de même, à s’écouter et à se faire confiance5. D’un côté, l’accès à toutes ces information est formidable, ça nous donne plus d’outils pour ne pas être totalement largués face au plus grand bouleversement de notre vie, mais d’un autre, faire le tri parmi tout ça, c’est au mieux pas évident, au pire épuisant et donc source de pression.
Alors on nous dit de lâcher prise, et il arrive toujours un moment où ça finit par arriver, parce que c’est ça que nous apprend la parentalité (entre autres) mais si parfois c’est simple (comme quand mon fils ne veut pas terminer sa purée mais veut bien grignoter du pain), à d’autres moments j’ai l’impression que c’est faire aveu d’échec (comme récemment lorsque nous avons pris des nuits difficiles pour ce qu’elles étaient, alors qu’elles cachaient une otite qu’on a fini par déceler, mais un peu tard).
Je ne saurais pas encore tout à fait décrire tout ce qui m’a rendue mère et toutes les dimensions que ça prend, mais je peux déjà vous dire une chose : je passe mon temps à culpabiliser6. Pas forcément quand je passe une journée à Paris, pendant que c’est mon mec qui se charge de chercher notre fils à la crèche et de s’en occuper jusqu’à mon retour (bien que… je culpabilise souvent de rentrer “tard”) mais un peu tout le temps par ailleurs. Quand je perds patience avec mon bébé, évidemment, quand j’ai l’impression que je m’y prends mal avec son alimentation, quand je laisse mon mec gérer les réveils nocturnes7, quand je trouve certaines journées difficiles, quand parfois j’ai hâte d’être le soir, pour avoir quelques heures sans avoir à m’occuper de mon enfant, etc.
C’est bien ancré dans nos représentations et nos imaginaires n’est-ce pas, que les mères devraient tout sacrifier, tout faire (parfaitement) et avec le sourire s’il vous plaît. Et ce, même quand on se considère plutôt indépendante et féministe (comme moi).
J’imagine donc que c’est quelque chose que je vais apprendre au fil des années - cesser de m’en vouloir pour tout et n’importe quoi, faire du mieux que je peux, ne pas me comparer (ou comparer mon enfant aux autres) et faire confiance.
Enfin… j’espère ?
Des choses que j’ai aimé découvrir ces derniers temps
En relisant ce que je viens d'écrire, j’ai l’impression que j’ai touché à plein de sujets autour de la parentalité qui mériteraient d’être approfondis et considérés à leur juste valeur, et que je me suis contentée de sauter d’un sujet à l’autre… Mais ça donne un bon aperçu de toutes les questions qui me traversent à l’aube de cette nouvelle vie de mère, c’est un peu désordonné, ça part dans tous les sens - en somme, ça ressemble à la vraie vie.
Ces dernières semaines j’ai quand même eu le temps de regarder ou de lire des choses que j’avais envie de vous recommander :
💻 Sur Youtube
J’ai récemment vu deux documentaires qui ont m’ont amené matière à réflexion sur Youtube - d’abord celui de Manon Bril, L’enfer d’Instagram en voyage qui questionne nos habitudes de voyage et l’influence des réseaux sociaux sur notre façon d’être touriste. J’ai trouvé ça hyper intéressant !
Le second documentaire que je vous recommande est la mini-série High School Radical, retour chez mes potes trumpistes (en quatre épisodes) où on suit Max, un français qui, lors d’un échange scolaire à 16 ans, avait passé une année aux États-Unis et avait vécu son “fantasme” des USA.
Aujourd’hui, dix ans après, il a voulu retourner au même endroit, revoir ses amis de l’époque pour comprendre pourquoi certains étaient devenus trumpistes. J’ai trouvé intéressant de voir tous ces échanges entre Max et ces américains pro-Trump, même si c’était aussi navrant et terrifiant par moments… À découvrir !
📚 J’ai lu…
… pas mal de choses depuis le début de l’année ! Côté romans, j’ai quatre titres à vous recommander, tous très différents les uns des autres.
D’abord Blue Sisters de Coco Mellors (Les sœurs Blue en version française, qui vient de paraître début mars) que j’ai beaucoup aimé, même si ce n’était pas un coup de cœur. On y suit la vie de trois sœurs, Avery, Lucky et Bonnie un an après la mort accidentelle de leur autre sœur, Nicky - on assiste à leurs manières très différentes de vivre leur deuil, tout en naviguant à travers leurs problèmes personnels (addictions, perte de sens, interrogations face à l’envie de devenir mère ou non…).
Elles sont toutes trois éparpillées aux quatre coins du monde (ou presque) et ont des vies tellement éloignées du commun des mortels que parfois l’ensemble me paraissait un peu gros, trop éloigné de la réalité (et je reste toujours un peu de marbre face à des personnages aux addictions qui leur font faire n’importe quoi comme Lucky dans ce roman, je trouve ça stéréotypé et trop facile) et pourtant j’avais envie de savoir ce qui allait leur arriver. J’ai aimé l’écriture, la manière dont l’autrice m’a emmenée entre Londres, Paris et New York et la façon dont certains liens familiaux ont été écrits
Ce roman m’a un peu rappelé ceux de Sally Rooney, alors peut-être que si vous aimez lire cette dernière vous aimerez aussi lire Coco Mellors ! Son premier roman, Cleopatra and Frankenstein est aussi dans ma bibliothèque depuis un moment, ça m’a d’autant plus donné envie de le découvrir un jour.
Côté dystopie, j’ai plongé dans L’institut du nouveau lendemain, de Chloé Vollmer-Lo (le premier tome d’une saga intitulée Les visages du feu) un roman young adult qui avait quelque chose d’assez addictif aussi, j’avais du mal à le lâcher !
L’univers développé dans le roman est très sombre (et beaucoup plus violent que ce à quoi je m’attendais, une scène me hante encore à ce jour), c’est assez percutant et une fois le roman refermé on a très vite envie de connaître la suite. J’ai aimé que les personnages soient presque toutes des jeunes femmes (et assez badass en plus) même si j’ai quelques réserves au sujet du personnage principal, Luce, qui m’a parfois paru avoir des réactions et émotions un peu trop intenses (que j’ai donc pu trouver caricaturales) alors même qu’on sait très peu de choses à son sujet.
J’ai toujours une réticence à commencer des sagas dont tous les tomes ne sont pas parus (parce que je tarde souvent à lire la suite, j’oublie et ça m’agace) mais j’avais quand même envie de découvrir ce premier tome et je suis contente de l’avoir fait !
Un mot rapide sur le recueil Amour Ardentes, qui propose différents textes autour de l’amour, d’autrices d’hier et d’aujourd’hui et qui a été une jolie petite bulle de douceur et de nostalgie que j’ai aimé découvrir (ou redécouvrir, car deux textes m’étaient familiers).
J’ai particulièrement aimé les textes de Pauline Harmange (que je connaissais et étais contente de relire), d'Alia Cardyn, très mignon, celui de Jo Witek aussi (ces deux derniers font retomber en adolescence, au temps des premiers émois amoureux) et celui de Pauline Bilisari, introspectif et vraiment chouette (sur l'amour de soi). À découvrir et offrir à celles et ceux que vous aimez !
Et enfin, le dernier roman que j’ai terminé est A Single Thread, de Tracy Chevalier (La brodeuse de Winchester en version française) où l’on suit la vie de Violet, une femme seule qui trouve son indépendance à l’aube des années 1930 alors que la guerre lui a enlevé frère et fiancé et qu’elle quitte le domicile familial, ne supportant plus sa mère acariâtre. Par hasard, elle se met à la broderie après avoir rencontré le cercle des brodeuses lors d’une visite à la cathédrale et ça lui apportera bien plus que de l’amitié…
J’ai un petit faible pour les romans historiques et celui-ci m’a bien plu. La plume de l’autrice est agréable et j’ai aimé me plonger dans ce pan de l’histoire de l’entre-deux guerres aux côtés de femmes indépendantes et résolues, tout en imaginant la campagne anglaise où se déroule une partie de l’intrigue. Il y a quelques facilités scénaristiques que j’ai trouvé un peu questionnables, mais dans l’ensemble j’ai vraiment bien aimé ma lecture !
Côté BD, je ne m’étendrai pas en détails sur ce que j’ai lu, mais j’ai beaucoup aimé : Contes de la Mansarde, qui flirte avec le gothique avec trois histoires fantastiques, La nuit retrouvée, une histoire tendre sublimée par les dessins de Pénélope Bagieu, Les Jardins Invisibles, une petite BD pleine de souvenirs de l’auteur, Alfred, entre la France et l’Italie, un petit bonbon de nostalgie et enfin, La Sorcière de Londres, qui retrace un bout de la vie de Stella Benson, une autrice anglaise qu’on a un peu oubliée avec le temps.
Enfin je tenais juste à vous conseiller trois newsletters qui sont parmi les seules que je lis dès qu’elles arrivent dans ma boîte mail (vous ne voulez pas savoir combien j’ai de newsletters non lues…).
Celle de Julia Kerninon, je suis à peu près sûre de vous en avoir déjà parlé, mais je ne suis pas désolée de me répéter, tant chaque édition m’enthousiasme et me fait réfléchir à des tas de choses, et plus particulièrement au sujet de la parentalité, dont elle parle beaucoup. J’aime beaucoup la lire sur ce sujet depuis… toujours ? et je crois que j’aime précisément le fait qu’elle a un certain recul sur le fait d’être mère (que je n’ai pas encore) vu que ses garçons sont bien plus grands que le mien, et ça me donne parfois un aperçu de l’avenir, si je puis dire. Et puis je la trouve toujours très intelligente dans ses propos. Bref, lisez Julia Kerninon.
Ensuite, je tenais à vous recommander (à nouveau) de lire Pauline, sa newsletter habituelle, Un Invincible Été, mais aussi son projet Une catastrophe naturelle, qui parle plus précisément de post-partum. Comme Julia, je la trouve très pertinente dans ses propos, et très souvent elle me fait réfléchir à des choses auxquelles je n’aurais pas forcément pensé de cette manière et j’ai l’impression de finir sa newsletter avec réellement de la matière à réflexion.
À noter que les newsletters de Julia et Pauline sont payantes (en partie seulement pour cette dernière) mais croyez-moi, ça vaut le coup.
Enfin, je reste dans le thème avec la newsletter Quoi de mum ? qui parle de mon sujet favori du moment donc, la parentalité. Je n’en dis pas plus, je vous laisse découvrir !
🎞️ J’ai vu…
Récemment j’ai pris le temps d’aller deux fois au cinéma et c’était trop chouette ! J’ai désormais l’impression de louper totalement l’actualité du cinéma (en fait, ce n’est pas qu’une impression) et c’est très étrange d’être déconnectée d’un univers qui a fait partie de ma vie si longtemps8 mais je savoure d’autant plus mes rendez-vous avec le grand écran.
J’y ai donc vu Hamnet, que je voulais absolument voir parce que j’avais déjà beaucoup aimé le livre (écrit par Maggie O’Farrell, dont je vous avais touché un mot ici à l’époque) et : j’ai adoré, tout simplement.
J’ai trouvé le film d’une beauté et d’une grâce incroyable, mettant superbement les mots de Maggie O’Farrell en images, mais alors les acteurs ! Quel bonheur de voir autant de talent, de sensibilité et de justesse au cinéma9.
Évidemment, j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps (mais pas au moment où vous pensez) et j’ai été incroyablement émue. Rien que d’y repenser, j’ai la chair de poule. Aussi, avoir un enfant maintenant a probablement décuplé mon émotion au contact de ce film and I’m okay with it.
L’autre film que j’ai vu au ciné c’était À pied d’œuvre, parce que j’aime bien les films de Valérie Donzelli (et Bastien Bouillon aussi) et si je n’en attendais rien, j’en suis sortie pensive, mais bien moins agacée que d’autres ont pu l’être.
Je pense que mon avis est un peu à contre-courant des critiques qu’a reçu le film et si je préfère les films plus fantaisistes de la réalisatrice (ou encore son autre adaptation littéraire, à savoir L’amour et les forêts) j’ai tout de même apprécié d’avoir vu celui-ci. Si vous voulez lire mon avis plus détaillé, je vous invite à le faire ici (cette newsletter devient déjà trop longue).
Si j’arrive à retourner au cinéma prochainement, je crois que je me laisserais bien tenter par Is this thing on ?10 - est-ce que vous l’avez vu ?
C’est là dessus que je vous laisse pour cette fois - merci de m’avoir lue 🫶🏻
À bientôt et très bon dimanche !
(le nom de ce groupe m’a bien fait rire 👀)
En réalité même un peu plus, vu qu’il est né quelques jours avant terme, mais ne pinaillons pas.
Cette édition va encore amplement parler de parentalité, cet aspect de ma vie prenant, eh bien, tout mon temps depuis dix-huit mois donc, et plus intensément encore depuis neuf mois. Je me permets ce petit aparté au cas où ce sujet ne vous intéresse pas, si vous souhaitez stopper votre lecture et aller directement découvrir mes recommandations culturelles plus bas !
Où je n’ai en réalité pas forcément vécu de pression à la perfection, ayant aussi eu la chance de vivre une grossesse relativement tranquille (à tous points de vue).
Il y a tellement de choses à dire sur le sommeil des enfants dont on attend qu’ils dorment seuls, sans réveils et en autonomie le plus rapidement possible (alors que bon nombre d’adultes ne dorment même pas seuls, facilement ou sans réveils !). La première chose à faire c’est de bannir cette question “est-ce qu’iel fait ses nuits ?” de notre vocabulaire pour de bon.
J’ai encore lu une maman sur Instagram récemment s’extasier devant sa capacité à savoir exactement ce dont a besoin son enfant et que c’était formidable blablabla. Oui, avec le temps, on connaît mieux les réactions de son enfant et on peut, parfois, savoir ce qui ne va pas, mais allons bon, ça n’arrive jamais 100% du temps…
C’était déjà une compétence que j’avais bien aiguisée au fil du temps, mais depuis que j’ai un enfant, j’excelle dans ce domaine. (Il serait peut-être temps que je lise Résister à la culpabilisation, le dernier essai de Mona Chollet qui dort dans ma bibliothèque depuis que je l’ai acquis…)
Avant la naissance de mon fils c’était le deal : mon mec allait gérer les réveils nocturnes pour m’emmener le bébé que j’allaiterai. Bon, le fait est que je n’ai pas réussi à allaiter, et c’est quand même mon mec qui se lève pour rendormir notre enfant quand il se réveille parce qu’il se rendort bien plus facilement que moi. C’est logique, dit comme ça, et pourtant tous les matins je culpabilise d’avoir (mieux) dormi.
J’exagère un peu, mais bon, ça faisait bien quinze ans que j’allais au ciné toutes les semaines, ou presque.
Même si les acteurs ont récemment baissé dans mon estime…. parce qu’ils ont dit ne pas aimer les chats. Scandaleux, si vous voulez mon avis.
Qui m’a été conseillé par quelqu’un à qui j’ai envoyé une carte via Postcrossing. J’aime bien glaner des recommandations partout où je peux !








À 4 mois de grossesse et depuis toujours adepte de la culpabilité, j’ai beaucoup aimé lire tes mots, et tes recos !
Chère Yasmine, n'étant pas maman je ne suis pas sûre que mes mots résonneront autant que je le souhaite, mais ayant été une enfant et ayant donc un avis sur la parentalité, je suis toujours touchée par les parents qui se remettent beaucoup en question.
Je sais que ça ne doit pas être simple psychologiquement parlant, mais le simple fait de te demander si tu es une bonne mère est déjà bien plus que tu ne le penses.